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FWI Research

Famille et proches de responsables du Hamas ont fondé et encadré une école privée de premier plan à Dallas

La Brighter Horizons Academy, dans le nord du Texas, a été créée et dirigée par des figures liées à des agents du Hamas condamnés et à des organisations terroristes désignées ; elle recourt à des programmes élaborés en interne qui enseignent la haine aux enfants.

Points clés

  • L'école Brighter Horizons Academy de Garland et sa structure mère, l'Islamic Services Foundation, ont été fondées et dirigées par des personnalités liées au Hamas, y compris des proches de Khaled Mishal et des agents condamnés de la Holy Land Foundation.
  • Les manuels de l'ISF utilisés dans cette école enseignent que les mécréants sont les pires des créatures, mettent l'accent sur le jihad et font l'éloge d'organisations caritatives désignées pour leurs liens avec Al-Qaeda et Bin Laden.
  • Des agences de l'État du Texas examinent des écoles de la maternelle à la 12e année dirigées par des personnes et organisations liées aux Frères musulmans égyptiens, que le gouvernement fédéral a désignés comme organisation terroriste en janvier.

Sam Westrop dirige Islamist Watch depuis mars 2017. Il est également chercheur senior à la Texas Public Policy Foundation. Auparavant, il a dirigé Stand for Peace, une organisation londonienne de lutte contre l’extrémisme.

Sans aucun contexte supplémentaire, un manuel de l'ISF enseigne à des élèves de 7 à 8 ans que les non-musulmans sont « les pires des créatures ». Source : Nabil Sadoun et al., I Love Islam 2, Garland, ISF Publication, 2018, page C9.

Les autorités publiques doivent enquêter sur les écoles primaires et secondaires du Texas fondées et dirigées par des personnes et des organisations ayant des liens directs avec des organisations terroristes désignées, plaident d’éminentes voix musulmanes réformistes.

Après le rapport publié en janvier par le Forum du Moyen-Orient sur les efforts islamistes pour capter des financements publics au Texas, une nouvelle enquête indique qu’une école privée dirigée par des islamistes et un prestataire de contenus pédagogiques radicaux, installés dans la banlieue de Dallas, jadis fondés et encadrés par des agents liés au Hamas, enseignent aujourd’hui aux enfants la haine des « mécréants » et font l’éloge de l’action d’organisations caritatives terroristes interdites.

Parmi les anciens membres du personnel de l’école figureraient deux proches parents du dirigeant du Hamas établi à Doha, Khaled Mishal, des membres de la famille de terroristes condamnés, un agent du Hamas expulsé et un coconspirateur non inculpé dans le plus grand procès pour financement du terrorisme jamais tenu aux États-Unis.

Brighter Horizons Academy, située dans la ville de Garland, est une filiale de l’Islamic Services Foundation (ISF), important éditeur de manuels et programmes scolaires islamistes qui produit et diffuse, à destination d’écoles privées dirigées par des islamistes dans tout le pays, des manuels rédigés par des militants islamistes de premier plan.

Les programmes et manuels de l’ISF, utilisés à Brighter Horizons Academy, comprennent une série de publications intitulées notamment « I Love Islam », « Learning Islam » et « Living Islam ». Plusieurs des manuels obtenus par le Forum du Moyen-Orient enseignent aux jeunes enfants une haine ouverte des non-musulmans.

I Love Islam: Level 2 prêche : « Those who reject (truth), among the People of the Book and among the pagans, will be in the Hellfire, to stay there. They are the worst of creatures. » (« Ceux qui rejettent [la vérité], parmi les Gens du Livre et parmi les païens, seront dans le Feu de l’Enfer, pour y demeurer. Ils sont les pires des créatures. »)

Le manuel de l’ISF n’ajoute aucun commentaire, sinon pour qualifier ce passage de « words of wisdom » (« paroles de sagesse »).

Les manuels de niveaux 5 et 6 de l’ISF véhiculent également une rhétorique non scripturaire contre les non-musulmans : « Allah continues giving severe warnings to the kuffar [non-believers]. He reminds them how the people before were destroyed; to make them aware that they may be next. » (« Allah continue d’adresser de sévères avertissements aux kuffar [mécréants]. Il leur rappelle comment les peuples qui les ont précédés ont été détruits ; pour leur faire prendre conscience qu’ils pourraient être les prochains. »)

Et : « Punishment of the Disbelievers (Kuffar) … And those who disbelieve in Allah will suffer the punishment of Hell, which is a terrible place to be in. … So they admit they’re guilty and will be doomed in the depths of Hell. » (« Le châtiment des mécréants (kuffar) … Et ceux qui ne croient pas en Allah subiront le châtiment de l’Enfer, qui est un endroit terrible. … Ils reconnaissent donc leur culpabilité et seront condamnés aux profondeurs de l’Enfer. »)

Le manuel de l’ISF Iman: The Heart of Life interprète des passages sur les croyants et les non-croyants afin de souligner l’importance du jihad : « These verses describe the attitude of believers when they spare no efforts for the sake of jihad, striving hard in God’s cause. When Muslims gave up jihad, did not abide by God’s will, started fighting among themselves and were submissive in the face of their enemies, God caused them to suffer greatly by allowing them to be dominated by those who do not fear Him or have any mercy for Islam. » (« Ces versets décrivent l’attitude des croyants lorsqu’ils n’épargnent aucun effort pour le jihad, luttant avec ardeur dans la voie de Dieu. Lorsque les musulmans ont renoncé au jihad, ne se sont pas conformés à la volonté de Dieu, ont commencé à se combattre entre eux et se sont montrés soumis face à leurs ennemis, Dieu les a fait grandement souffrir en permettant qu’ils soient dominés par ceux qui ne Le craignent pas et n’ont aucune miséricorde pour l’islam. »)

Les conceptions islamistes de la pudeur sont imposées dès le plus jeune âge. Le manuel I Love Islam Textbook: Level 4 de l’ISF explique que les filles ne doivent pas « show their hair, necks, arms, or legs … when girls leave the house, especially if they have reached maturity » (« montrer leurs cheveux, leur cou, leurs bras ou leurs jambes … lorsque les filles quittent la maison, surtout si elles ont atteint la maturité »). Le manuel de niveau 5 insiste même : « Girls should not e-mail boys, and boys should not e-mail girls, unless they have a good, Islamic reason to communicate. » (« Les filles ne doivent pas envoyer de courriels aux garçons, et les garçons ne doivent pas en envoyer aux filles, à moins d’avoir une bonne raison islamique de communiquer. »)

Les manuels de l’ISF font la promotion de « Muslim Scholars » (« savants musulmans ») qui sont en réalité des figures islamistes de premier plan appartenant à de dangereux réseaux islamistes internationaux. Le manuel Islam in America de l’ISF, par exemple, fait l’éloge de Jamal Badawi, loué pour son « exceptional eloquence and profound yet moderate understanding of Islam… » (« éloquence exceptionnelle et sa compréhension profonde mais modérée de l’islam… »).

En réalité, Badawi est membre de la plus éminente instance cléricale des Frères musulmans, basée à Doha : l’Union internationale des savants musulmans (International Union of Muslim Scholars, IUMS). Les procureurs fédéraux ont inscrit Badawi comme coconspirateur non inculpé lors du procès, en 2008, de la Holy Land Foundation, importante organisation de financement du terrorisme autrefois installée à quelques kilomètres seulement des bureaux de l’ISF.

Badawi décrit les kamikazes et les terroristes du Hamas comme des « freedom fighters » (« combattants de la liberté ») et des « martyrs ». Il défend également le droit des hommes de battre leur épouse si celle-ci manifeste un « disregard for [their] marital obligations » (« mépris de [ses] obligations conjugales »).

Le manuel fait aussi l’éloge de Siraj Wahhaj, imam radical de premier plan qui a dénoncé les homosexuels, les non-musulmans et l’Amérique « satanique », et a prôné le jihad et la mise à mort des adultères.

Le même manuel de l’ISF encourage l’action du Council on American-Islamic Relations (CAIR) et de son dirigeant, Nihad Awad. Les auteurs du manuel présentent le CAIR comme un « civil liberties group » (« groupe de défense des libertés civiles ») qui « represents a new level of political participation for the Muslim community » (« représente un nouveau niveau de participation politique pour la communauté musulmane ») et aide les musulmans à « fight discrimination » (« combattre la discrimination ») et les « hate crimes » (« crimes de haine »). En 2025, l’État du Texas a désigné le CAIR comme organisation terroriste, en raison des liens signalés de ses dirigeants avec le Hamas et les Frères musulmans.

Les enfants sont directement exposés à des prédicateurs de haine. Parmi les imams actifs à Brighter Horizons Academy figure Ramadan Elsabagh , prestataire référencé de l’école par l’intermédiaire de son entreprise, la Furqan Corporation. En 2017, Elsabagh a publié sur sa page Facebook l’enregistrement d’une prière appelant à « détruire les sionistes et leurs alliés, ainsi que ceux qui les assistent et ceux qui les ont laissés entrer dans les demeures des musulmans... Ô Allah, sauve [Al Aqsa] des mains des maudits profanateurs... Ô Allah, détruis-les. »

La directrice de Brighter Horizons, Leila Kayed, partage ouvertement des contenus extrémistes sur les réseaux sociaux. Son compte Instagram relaie notamment une vidéo d’un militant d’extrême droite, Richard Medhurst, dans laquelle ce soutien notoire du Kremlin accuse les États-Unis d’avoir commis des attentats terroristes contre des intérêts russes ; et évoque un complot israélo-américain visant à attaquer l’Iran et la Russie à des fins financières.

Le manuel Islam in America de l’ISF faisait la promotion de l’action d’organisations caritatives désignées comme terroristes et liées au Hamas et à Al-Qaeda.

Islam in America met en avant l’action de la Benevolence International Foundation et de la Global Relief Foundation , près d’une décennie après que toutes deux ont été fermées et désignées comme des structures de financement du terrorisme, en raison de leurs liens respectifs avec Al-Qaeda et Bin Laden. Le manuel ne mentionne pas ce fait, se contentant d’expliquer aux enfants que ces organisations caritatives fournissent une aide à des victimes de tragédies, musulmanes pour la plupart, et aident les « Muslims leading prosperous lives in the United States and Canada » (« musulmans menant une vie prospère aux États-Unis et au Canada ») à se sentir « part of the ummah » (« membres de la oumma »).

Le manuel, publié en 2011, fait également l’éloge d’organisations caritatives telles que l’Islamic African Relief Agency (IARA), quelque sept ans après que le gouvernement américain a désigné cette organisation en raison de ses liens avec Osama Bin Laden.

Fait intéressant, Natalia Suleiman, qui a enseigné à des enfants au sein de Brighter Horizons de l’ISF entre 2002 et 2010, a travaillé pour l’IARA au Soudan dans les années 1990.

Suleiman a également travaillé comme assistante administrative de Shukri Abu Baker, ancien PDG de la Holy Land Foundation, condamné aux côtés de quatre autres responsables de la HLF, note le gouvernement américain, pour avoir fourni « approximately $12.4 million in support to Hamas and its goal of creating an Islamic Palestinian state by eliminating the State of Israel through violent jihad. » (« environ 12,4 millions de dollars de soutien au Hamas et à son objectif de créer un État palestinien islamique en éliminant l’État d’Israël par le jihad violent. »)

L’enseignante de Brighter Horizons a même témoigné en faveur de ces agents du Hamas lors du procès de la Holy Land Foundation, en 2007.

Le manuel de l’ISF vise à présenter les poursuites contre ces organisations caritatives comme politiquement motivées, sans mentionner les liens établis par les tribunaux entre ces organisations et des organisations terroristes violentes, les condamnations de leurs dirigeants et l’antisémitisme violent encouragé par ces organisations et leurs responsables.

Cela s’explique peut-être par les autres recoupements de personnel entre des organisations terroristes désignées et cette école et ce prestataire de contenus pédagogiques du nord du Texas.

Majida Salem est l’épouse de Ghassan Elashi, agent du Hamas condamné dans l’affaire de la Holy Land Foundation. Elle a également travaillé comme enseignante d’études islamiques à Brighter Horizons School. De fait, Salem, qui semble toujours soutenir les actes de son mari partisan du terrorisme, a siégé au sein de l’équipe de « curricula design » (« conception des programmes ») chargée des manuels de l’ISF.

Son partenaire au sein de cette équipe de l’ISF était Nabil Sadoun, directeur de l’ISF qui aurait également enseigné à l’école. Sadoun, rapporte le Dallas Morning News, est un « Jordanian Islamist activist deported from the United States in 2010 for concealing Hamas ties on immigration paperwork. » (« militant islamiste jordanien expulsé des États-Unis en 2010 pour avoir dissimulé ses liens avec le Hamas dans des documents d’immigration. ») Le journal ajoute : « Sadoun was on the national and local boards of the Council on American-Islamic Relations, which also was listed as an unindicted co-conspirator in the Holy Land Foundation [terror financing] case. » (« Sadoun siégeait aux conseils national et locaux du Council on American-Islamic Relations, lui aussi inscrit comme coconspirateur non inculpé dans l’affaire [de financement du terrorisme] de la Holy Land Foundation. »)

Des documents du FBI déposés devant une juridiction fédérale en 2010 indiquaient : « The FBI has concluded that [Nabil] SADOUN---through his membership in and/or affiliation with the Muslim Brotherhood in the United States (US-MB). Palestine Committee (PALCOM), United Association for Studies and Research (UASR), and Muslim Arab Youth Association (MAYA)-was affiliated with HAMAS. The FBI has also uncovered evidence that SADOUN knowingly provided material support to the HLF-a HAMAS front organization-after HAMAS’s designation as a terrorist organization. » (« Le FBI a conclu que [Nabil] SADOUN — par son appartenance et/ou son affiliation aux Frères musulmans aux États-Unis (US-MB), au Comité Palestine (PALCOM), à la United Association for Studies and Research (UASR) et à la Muslim Arab Youth Association (MAYA) — était affilié au HAMAS. Le FBI a également mis au jour des éléments établissant que SADOUN a sciemment fourni un soutien matériel à la HLF — une organisation écran du HAMAS — après la désignation du HAMAS comme organisation terroriste. »)

L’ISF présente Sadoun comme l’auteur principal et le directeur du manuel qui fait l’éloge de militants islamistes et de structures de financement du terrorisme désignées, énumérées plus haut. Le manuel a été publié en 2018, soit huit ans après l’expulsion de Sadoun en raison de ses liens avec le terrorisme établis par la justice.

Les liens des responsables de l’ISF avec le terrorisme semblent remonter à la conception même de l’école. L’ISF comme Brighter Horizons citent Rasmi Almallah comme fondateur . Almallah a également été membre du conseil d’administration de la Holy Land Foundation, organisation terroriste désignée, et a été inscrit par les procureurs fédéraux en 2007 comme coconspirateur non inculpé dans le procès pour terrorisme visant cette organisation caritative.

En 1992, rapporte le Dallas Morning News , Almallah figurait dans les documents de constitution de l’Islamic Association of Palestine, autrefois principal relais du Hamas aux États-Unis. Parmi ses cofondateurs figurait le dirigeant du bureau politique du Hamas, Mousa Abu Marzook.

Et en 1997, une juridiction fédérale a condamné un employé de l’une des entreprises texanes d’Almallah pour l’attentat de 1993 contre le World Trade Center. Il a été établi qu’Eyad Ismoil avait « [conduit] une camionnette chargée d’explosifs qui a explosé sous les tours jumelles, tuant six personnes et en blessant plus de 1 000 autres » (« [driven] an explosives-laden van that blew up under the twin towers, killing six and injuring more than 1,000 others »).

Les premiers dirigeants de l’ISF semblent avoir compté eux aussi des terroristes condamnés. La déclaration fiscale 990 de l’organisation pour 2001 mentionne comme vice-président Mufeed Abdelqader, apparemment la même personne que Mufid Abdelqader, autre terroriste condamné dans l’affaire de la Holy Land Foundation et frère de l’un des dirigeants survivants du Hamas, le haut responsable Khaled Mishal (ou Meeshal).

De fait, il apparaît que la nièce du dirigeant du Hamas, Sarah Abdulqader, est enseignante à Brighter Horizons. Sarah, qui utilise également le patronyme Mishal, soutient avec ferveur son père condamné pour financement du Hamas.

D’autres dirigeants de l’ISF ont compté Ghassan Hitto, militant syrien soutenu par les Frères musulmans syriens. Dans les années 2000, Hitto est soupçonné d’avoir été impliqué dans des réseaux des Frères musulmans américains et du Hamas aux États-Unis. Les médias locaux rapportent que Hitto était « heavily involved in running the Dallas-area Brighter Horizons Academy » (« fortement impliqué dans la gestion de la Brighter Horizons Academy, dans la région de Dallas »).

Outre sa longue histoire de recoupements avec les réseaux du Hamas, Brighter Horizons bénéficie de liens financiers étrangers singuliers. Selon Brandy Shufutinsky et Pavak Patel à la Foundation for Defense of Democracies, Brighter Horizons a « received approximately $995,000 for construction and expansion » (« reçu environ 995 000 dollars pour la construction et l’agrandissement ») de la part de la « Islamic Development Bank, or IsDB » (« Banque islamique de développement, ou IsDB »), laquelle, notent les analystes, est en partie contrôlée par divers régimes islamistes étrangers, dont l’Iran, le Qatar et la Turquie.

L’ISF et Brighter Horizons constituent des nœuds essentiels d’un réseau d’écoles à travers les États-Unis, influencées par les idées et l’agenda des Frères musulmans. Au Texas, une organisation liée particulièrement importante est la Houston Quran Academy (HQA) à Houston, école dirigée par la Muslim American Society (MAS).

Comme l’illustre un rapport du Program on Extremism de l’université George Washington, la MAS est l’une des expressions les plus pures de l’islamisme des Frères musulmans aux États-Unis aujourd’hui. En 2019, des membres du Congrès ont réclamé une enquête sur la MAS après que l’une de ses antennes à Philadelphie eut organisé un événement au cours duquel des enfants chantaient à propos de la torture et de la décapitation de Juifs.

Le fondateur et directeur de la HQA, Hamed Ghazali, préside également le Council of Islamic Schools de la Muslim American Society (MASCIS).

En 1988, comme l’a documenté le blog Causing Fitna, Ghazali aurait ouvertement sollicité des fonds pour la Holy Land Foundation, organisation de financement du terrorisme liée à l’ISF. En 1989, Ghazali aurait défendu les appels à la mise à mort de Salman Rushdie. En 1991, l’action de Ghazali a été explicitement mentionnée dans un mémorandum rédigé par des dirigeants des Frères musulmans établis aux États-Unis, saisi plus tard par le FBI.

Et au début des années 1990, Ghazali a dirigé l’organisation Ghazali Islamic Video, par l’intermédiaire de laquelle il a interviewé plusieurs jihadistes de premier plan, dont des agents d’Al-Qaeda, pour évoquer leurs espoirs de voir l’effort jihadiste s’étendre au-delà de l’Afghanistan. Un discours prononcé par Ghazali en 2010 a été cité par l’Anti-Defamation League comme exemple d’incitation antisémite, après qu’il eut affirmé « Allah gave us the Jews » (« Allah nous a donné les Juifs ») comme exemple de ceux qui « take the wrong path » (« prennent le mauvais chemin »).

Certaines des premières vidéos de Ghazali témoignaient d’une collaboration étroite avec Nabil Sadoun, de l’ISF, où tous deux font l’éloge de l’idéologue des Frères musulmans Sayyid Qutb.

Un autre responsable clé de la HQA est Main Alqudah, fondateur du MAS Katy Center (dont relève la HQA). En 2013, Alqudah a contesté une procédure d’expulsion en faisant valoir qu’il s’exposait à un « past and future harm » (« préjudice passé et futur ») s’il retournait dans son pays d’origine, parce qu’il avait « advocated [the] imposition of Islamic law instead of secular law in Jordan » (« prôné [l’]imposition de la loi islamique à la place de la loi laïque en Jordanie »). Alqudah a admis lors de son témoignage que des membres de sa famille appartenaient aux Frères musulmans de Jordanie, qu’il assistait à des événements des Frères musulmans et qu’il faisait des dons à l’organisation.

Dans l’une des « Beautiful Recitations » (« belles récitations ») publiées sur une page sur les réseaux sociaux de MAS Katy , l’imam Ahmad Elhadad déclarait : « O Believers! Take neither Jews nor Christians as guardians[,] they are guardians of each other. Whoever does so will be counted as one of them. Surely Allah does not guide the wrongdoing people … with sickness in their hearts. » (« Ô croyants ! Ne prenez ni les Juifs ni les chrétiens pour protecteurs[,] ils sont protecteurs les uns des autres. Quiconque le fait sera compté parmi eux. Certes, Allah ne guide pas les gens injustes … dont les cœurs sont malades. »)

Les liens entre l’ISF, Brighter Horizons et la HQA ne se limitent pas à Ghazali. Une étude de cas universitaire consacrée à la HQA affirme que l’école utilise les programmes de l’ISF.

Et en retour, le manuel Islam in America de l’ISF fait l’éloge de l’action de l’organisation de tutelle de la HQA, la Muslim American Society, tout en admettant : « Although the Muslim American Society maintains its organizational independence, its leaders assert that the organization is influenced by the work and thought system of major mainstream Islamic movements in the Muslim World like the Muslim Brotherhood, Jama’at Islami and other known Islamic movements. » (« Bien que la Muslim American Society conserve son indépendance organisationnelle, ses dirigeants affirment que l’organisation est influencée par l’œuvre et le système de pensée des grands mouvements islamiques dominants du monde musulman, comme les Frères musulmans, la Jama’at Islami et d’autres mouvements islamiques connus. »)

En outre, plusieurs anciens membres du personnel de Brighter Horizons ont ensuite travaillé pour l’organisation de tutelle de la HQA, la Muslim American Society, dont d’anciens directeurs de l’ISF tels que Marwan Abdelqader.

Brighter Horizons et Houston Quran Academy ont déjà bénéficié de subventions publiques et semblent chercher à s’inscrire dans les nouveaux programmes de chèques-éducation (vouchers) de l’État du Texas.

Le Dr Zuhdi Jasser, fondateur de l’American Islamic Forum for Democracy et cofondateur du Muslim Reform Movement, a déclaré au Forum du Moyen-Orient : « The success of the Muslim Brotherhood as a mass global movement and its ideology of political Islam is greatly dependent on its ability to indoctrinate Muslim children, in mosques and Islamic schools with the view that their interpretations of Islam and shariah must reign supreme, and that all other systems of governance—especially the kind of liberal democracy arising from the U.S. Constitution and Bill of Rights—are to be disdained. » (« Le succès des Frères musulmans en tant que mouvement mondial de masse et de leur idéologie de l’islam politique dépend largement de leur capacité à endoctriner les enfants musulmans, dans les mosquées et les écoles islamiques, avec l’idée que leurs interprétations de l’islam et de la charia doivent régner en maîtres, et que tous les autres systèmes de gouvernance — en particulier le type de démocratie libérale issu de la Constitution américaine et du Bill of Rights — doivent être méprisés. »)

Certains gouvernements d’État semblent désormais prêter l’oreille aux préoccupations de musulmans réformistes. Fortes de la désignation, intervenue plus tôt en novembre, des Frères musulmans comme organisation terroriste étrangère par le gouverneur du Texas, et portées par les inquiétudes explicites du contrôleur des finances et du procureur général quant au risque de voir des fonds publics profiter à des écoles aux liens radicaux, les agences de l’État du Texas se tournent à présent vers les écoles primaires et secondaires fondées et dirigées par des personnes et des organisations directement liées aux Frères musulmans égyptiens, que le gouvernement fédéral a également désignés comme organisation terroriste en janvier.

Le Dr Jasser ajoute : « Je salue les efforts des dirigeants texans pour mettre au jour, priver de financements et protéger nos communautés et notre nation contre la menace de radicalisation islamiste qui émane de ces chaudrons d'endoctrinement des Frères musulmans. »

« Les musulmans pratiquants doivent être capables de séparer la mosquée et l'État, et de faire prévaloir nos libertés constitutionnelles sur la gouvernance islamique. Ce n'est qu'en exposant les écoles islamiques à la lumière éclatante de l'obligation de rendre des comptes que nous commencerons à prendre la mesure réelle de l'ampleur de la radicalisation islamiste à l'œuvre en Amérique — un phénomène qui, je le crains, est bien plus répandu que la plupart d'entre nous ne peuvent l'imaginer. »

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